Psycho : Faut-il dire les choses en face ?

Dans la vie de tous les jours, il est parfois difficile d’être soi-même avec tout le monde… Savoir quand être direct et dire les choses en face et quand prendre des pincettes avec autrui est un vaste casse-tête ! Surtout si on est timide ou au contraire très terre-à-terre… Choisir de dire les choses ou non relève donc de l’acceptation de soi.

Oseriez-vous dire à votre meilleure amie qu’elle ferait mieux de faire un vrai régime plutôt que d’en parler sans cesse ou à votre mère qu’il est temps d’envisager un bon lifting ? Oseriez-vous dire à votre ami que vous le quittez car vous avez décelé chez lui une once de perversion narcissique et que depuis que vous êtes ensemble vous vous sentez rabaissée sans cesse ? Oseriez-vous dire à votre mari que « définitivement sexuellement » vous deux ça ne le fait pas ? Etes-vous une adepte de la franchise ou une excellente simulatrice ? Affirmez-vous tout haut à votre tantine favorite que son « gâteau est merveilleux » alors qu’il est juste dégoûtant ?

Dire ou ne pas dire est une question de choix. Mais si vous êtes trop mal à l’aise avec les conséquences de vos paroles, il vaut mieux se taire… Explications.

Dire les choses

Il est bon de dire les choses. Mais attention il ne s’agit pas d’enrober votre affirmation de blabla… Dire les choses fermement en utilisant le moins de mots possibles est une saine chose. Si vous ne comptez pas discuter davantage, pensez à clore votre propos et à fermer la porte aux justifications diverses de l’autre par un déplacement, un départ, un geste significatif.

Exemple. Votre amie vous a réveillée toute la nuit avec ses Sms de désespoir… Cela fait longtemps que ça dure et vous décidez de lui faire part de votre mécontentement. Cela donne :

Vous : – Ecoute, je voulais te dire que lorsque tu m’envoies des texto à trois heures du matin parce que tu es déprimée, cela me gène. Cela me réveille, réveille mon mari qui ensuite m’en veut et cela réveille aussi notre bébé !

Votre amie : – Désolée mais aussi il faut dire qu’à chaque fois que je t’appelle tu ne réponds pas etc. etc. Et de plus j’ai terminé tard donc je n’ai pas d’autre moment pour communiquer et je pensais que tu écrivais tard le soir etc. etc.

Vous : – Ecoute, lorsque tu envoies des texto après 21h00 cela me dérange. Je couperai désormais mon portable à 21h00.

Votre amie : – Oui mais etc. etc.

Vous : – J’entends bien mais je couperai désormais mon portable à 21h00.

Fin de la discussion, vous vous levez et allez vous chercher un verre d’eau pour marquer la fin de l’échange.

Ne pas dire les choses

Il y a des choses qu’il vaut mieux taire et ce sont presque toujours celles qui ne vous concernent pas directement. Exemple : L’une de vos amies trompe son mari. Ceci la regarde. Ce n’est pas à vous d’aller le dire à l’intéressé « pour son bien ». Si vous le dites, qu’il a un coup de sang et va assassiner l’amant vous aurez l’air fine !

Ne pas anticiper

Certaines choses peuvent s’anticiper, d’autres ne le méritent pas. Vous savez, par exemple, que votre amie qui sort ce soir va encore vous demander de lui prêter (au choix) votre voiture, appareil photo, robe noire etc. Inutile de lui dire : « Ah tu sors ? Et bien-sûr il faut que je prête ceci ? ». Si vous ne souhaitez rien lui prêter, faites-le lui savoir à la dernière minute clairement. Pas la peine d’anticiper les problèmes…

Elle : – C’est Marie. Dis-moi, comme je te le disais je sors ce soir avec Francky. Peux-tu me prêter ta robe noire, celle de chez Zadig ?

Vous : – Non. Je ne peux pas.

Elle : – Ah bon et pourquoi ? Euh alors une autre peut-être ?

Vous : – Je préfère ne plus prêter mes robes à qui que ce soit. Quand j’en ai besoin moi-même elles sont toujours sales et cela me pose problèmes.

Elle : – Ah d’accord ! Tu fais la gueule ou quoi ?

Vous : -Ecoute j’ai encore du travail. Je te laisse. Bonne soirée.

Note : Vous ne prenez pas le temps de vous justifier tout simplement parce que vous n’avez pas à vous justifier de ne plus vouloir prêter vos robes. Vous êtes votre propre maître ! Ce n’est pas à l’autre de vous dire quoi faire !

Ne pas dire, c’est souffrir en silence

Personnellement, je pense que le fait de ne pas dire lorsqu’on a envie de dire est de la souffrance. Si quelqu’un me manque de respect, je lui signifierai très clairement. Si la personne continue, dans le cadre du travail ou dans un cadre plus personnel, j’ai une réponse toute faite, qui peut surprendre mais qui coupe court à tout abus : « Je tiens à te signaler, sans animosité, ce manque de respect. Si cela se reproduit je ne te le signalerai plus de façon amicale mais de façon procédurière ». Quand la personne répond : « Ah oui et cela veut dire quoi ? » (Ceci est la réponse que vous obtiendrez habituellement) je réponds : « Tu ne connais pas le mot procédurier ? ». Puis je vais me chercher mon verre d’eau pour bien marquer la fin de l’échange. Si la personne revient dessus par téléphone, courriel, allusion je ne réponds rien. Les choses ont été dites à deux reprises et il n’y aura pas de troisième fois. Ne vous inquiétez pas, dans 100% des cas la personne en face sait très bien où je veux en venir !

Je suis incapable de dire les choses. Que faire ?

Cela traduit votre peur, votre crainte du jugement et du regard de l’autre. Lorsqu’on ne craint ni le jugement, ni la critique, ni le regard de l’autre, la vie devient infiniment plus facile ! Pourquoi ? Parce que la pression n’existe plus.

Si vous n’osez pas dire les choses clairement, ni vous affirmer, lisez quelques livres sur le sujet puis pratiquez ! Il n’y a que la pratique qui débloquera la situation. Commencez par dire de petites choses (ex : « Garçon ! Ma viande n’est pas cuite ! Merci de la ramener ! » ou encore : « Garçon, le plat de mon ami est là depuis 30 mn et mon entrée n’est toujours pas là ! Nous mangeons en décalé. C’est très désagréable ! Que fait-on ? » Pas d’inquiétudes à avoir, le plus souvent vous obtiendrez une boisson gratuite et des excuses !)

Pas besoin de bénédiction!

Quand on croit en soi à 100% on ne ressent plus le besoin d’être « béni » par les autres et la culpabilité à dire les choses s’envole. On vit dans le moment présent et non plus dans le passé (« Mince, j’aurais du dire ceci ou cela ! ») On a dit ce que l’on avait à dire fermement et on n’y revient pas. On ne vit pas avec la crainte de « demandes » de la part des autres. Personnellement comme j’ose dire non sans complexes, je n’attends plus avec appréhension les demandes d’autrui… Je sais très bien que je n’y répondrai que si j’en ai envie ou que si j’en tire un quelconque profit… Notez qu’un profit peut simplement être un instant de bonheur, une occasion de faire autre chose, de décompresser, de rencontrer des gens, de voir du paysage, de voyager, de bénéficier plus tard d’un renvoi d’ascenseur.

 Article et photo Céline Schmink.

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