Pourquoi ne faut-il jamais voir l’autre comme un rival ?

Dans la vie privée comme dans la vie professionnelle, il est facile de se trouver des rivaux ou des adversaires. Considérer celui qui passe, tout comme vous, sur le chemin de la vie est une incroyable erreur. Pourquoi ?

En voyant l’autre comme un rival, vous vous déconcentrez de vos propres objectifs.
Exemple : Natacha est au chômage et célibataire depuis des années. Elle est heureuse car elle vient de rencontrer un homme. Rapidement, ils se mettent en couple. Elle est pleine de bonnes résolutions (se mettre à son compte, s’accomplir dans un projet artistique personnel, découvrir de nouveaux loisirs etc.). Mais bientôt elle s’aperçoit que son compagnon est très entouré. Elle voit en chaque femme qui l’approche une rivale et développe une jalousie maladive. Elle passe son temps à guetter les faits et gestes de ses « rivales » sur les réseaux sociaux, s’énervant et s’agitant toute seule. Elle n’a plus du tout envie de trouver un travail car elle préfère passer son temps à « espionner » son conjoint. Mais plus elle éloigne les « rivales », plus elle en imagine de nouvelles… Alors que si elle avait traité la première à avoir approché son conjoint par le mépris, elle aurait eu du temps pour se concentrer sur ses projets. Si vous lancez la pensée « rivale » dans l’Univers, devinez ce qu’il vous enverra… Des rivales, encore et encore…

En vous trouvant un rival et en tentant de l’éliminer, vous attirez à vous des rivaux qui tenteront de vous éliminer. En fait, plus vous précisez la pensée envoyée à l’Univers et plus ce dernier répond précisément ! Laissez-moi-vous raconter une anecdote. Lorsque j’ai décidé de faire profiter les autres de ma passion pour le bien-être et le mouvement, je me suis formée à de nombreuses techniques douces (gym régénératrice, danse butoh etc.) pendant deux ans, afin de pouvoir les transmettre. Une fois à mon compte je me suis rapidement heurtée à une « concurrente » prof d’athlétisme qui voyait d’un très mauvais œil mon installation dans le quartier. Pourtant la ville était grande et nous n’étions pas dans le même trip : elle dans l’athlétisme pur et dur et moi dans le zen et la gym profonde. Cette personne, après avoir tenté de me démoraliser avec le sourire, n’a cessé de me critiquer aux alentours. J’ai fini par me faire ma clientèle dans une ville voisine. Mais voilà, coup de théâtre – pour elle du moins – la seconde année, une troisième « coach » sportive est arrivée. Et celle-ci était bardée de diplômes et très précisément axée sur l’athlétisme de haut niveau. Imaginez la tête de celle qui m’imaginait, moi, simple prof de gym douce, comme une rivale ! L’Univers venait de lui adresser cent fois pire ! Et dans sa spécialité en plus ! Ironie du sort, dès les premières semaines de son installation la femme arriva à la remplacer sur de nombreux cours au club de gym du coin… Cette femme qui affichait jusqu’alors tant de haine envers moi pour oser pratiquer un métier proche du sien, se mit à pleurer sur mon épaule à chaque fois que je la croisais. Bien-sûr elle en profitait pour vider son sac et détruire sa nouvelle rivale au passage… Pourquoi tant de haine me direz-vous ? La férue d’athlétisme avait tant pensé « rivale » qu’elle en avait, elle-même, attiré une vraie de vraie ! Maîtrisez vos pensées. Nous recevons exactement ce que nous pensons !

Toujours dans le domaine de la danse : il y a quelques années, je donnais des cours de salsa le soir dans un club local. Lors de mon arrivée, je n’ai jamais caché que je venais d’obtenir un monitorat pour assurer les cours aux débutants. L’une de mes élèves qui se croyait au-dessus de tout (et de tous) a décidé de suivre la même formation que moi dans le but d’obtenir ma place. Ce qu’elle arriva à faire d’ailleurs. Le mot « débutants » l’avait confortée dans le fait que mes cours devaient être très faciles à assurer et que j’étais tout à fait remplaçable (par elle-même bien-sûr). A force de manigances elle arriva à me remplacer sur un cours puis deux. Mais le cours se vidait. Ses élèves commençaient à me téléphoner pour tenter de prendre des cours particuliers. Je ùme doutais que quelque chose clochait mais ne bronchait pas car j’étais investie à cette époque dans la structuration de mon propre système gestuel. Le fait qu’elle me remplace me laissait donc du temps pour concrétiser ce rêve que j’avais depuis toujours d’exploiter ma propre méthode gestuelle. En milieu d’année, elle n’avait plus d’élèves… Mais pire : une concurrente avait décidé, elle aussi, qu’il serait facile de lui piquer sa place puisqu’elle venait d’avoir son monitorat et que sa méthode n’était nullement rodée… Ce qu’elle arriva à faire ! Plus tard de nombreux élèves me dirent que ses cours de salsa étaient mornes et ternes, qu’ils n’apprenaient rien et que la fille ne possédait pas la « culture du monde de la danse » qu’ils attendaient (ce que je possédais puisque je viens du milieu de la danse classique et me passionne pour le mouvement). Vous voyez, je n’ai pas été lésée dans cette histoire puisque j’ai développé une clientèle en cours particuliers composée de passionnés de la danse (cet évènement a agit comme un tamis pour moi tout en me permettant de concrétiser mon rêve). Il faut dire que je n’ai nullement considéré cette personne comme une « rivale ». Probablement parce que je sais que dans bien des cas, notre pire ennemi c’est nous et nos pensées négatives… cette personne a pensé « Elle est débutante. Je vais faire comme elle. Je vais lui piquer sa place et c’est désormais ma rivale ». Qu’a-t-elle reçu de l’univers : De l’amateurisme, une nouvelle rivale qui lui a piqué sa place et des élèves fuyants… Quand je vous dis qu’on reçoit ce que l’on sème !

Alors comment traiter ses concurrents ou ceux qui marchent sur nos plate-bande ?

Et bien la première chose est de considérer que la vie, notre vie, se joue bien au-delà de ce que l’on voit, bien au-delà d’un espace délimité (d’un immeuble, d’une entreprise, d’un quartier, d’une ville…)

La seconde chose est de ne pas se considérer comme « dépendant » d’un fait, d’une situation, d’un statut. Si vous êtes attaché à un statut vous serez très déçu car un statut peut se perdre à tout moment ; Par contre si vous avez foi en vous, en ce que vous êtes profondément (et vous n’êtes ni ce que vous faires, ni ce que vous possédez), votre sérénité sera complète face aux empêcheurs de tourner en rond…

La troisième chose est de reconnaître que votre crainte de la concurrence vient de vous. C’est vous qui avez peur de l’autre. Cela signifie que vous ne vous faites pas confiance. Un travail profond est, dès lors, nécessaire.

La quatrième chose est de considérer que si une porte s’est fermée c’est que quelque chose de plus grand vous attend. Laissez-moi vous comptez une anecdote. J’écris des chansons depuis mon plus jeune âge mais les circonstances de la vie ont fait que je n’ai pas professionnalisé ce talent avant la trentaine. A 20 ans, BTS de Communication en poche, j’ai suivi une formation dans un institut de Management. Ce fut l’époque la plus malheureuse de ma vie ! Je travaillais 4 jours par semaine dans une grande chaine de prêt-à-porter comme « Assistante manager » et j’étais le dernier jour de la semaine en formation dans cet institut qui devait (soi disant) m’apporter un vrai métier et bla bla bla… Au final, j’étais exploitée comme vendeuse pour 3 francs 6 sous et mon esprit était « forgé » à la société de consommation par des « coaches » apparemment multi-sectoriels qui savaient mieux que moi comment je devais mener ma vie… Cet institut se situait d’un côté du Pont de Neuilly. Si j’avais, à l’époque, était un peu plus sensible au signe (ou si j’avais mis mes lunettes), qu’aurais-je aperçu exactement en face de cette école, sur l’autre rive ? Je vous le donne en mille… La Sacem ! Aujourd’hui lorsque je dépose mes feuillets au cœur de cette institution de la chanson française, je ne peux m’empêcher de jeter un œil amusé de l’autre côté de la rive ! Et je considère que je suis vraiment du bon côté !

Enfin, il convient, tout en restant ferme, de ne pas sombrer dans la haine de l’autre. Le mieux est même de le voir comme un allié car c’est peut-être ce qu’il est. C’est en passant dans les cours (plus ou moins efficaces et bien menés) de mes « concurrents » que j’ai pu valoriser ma propre méthode. J’ai décelé les failles des autres et j’ai développé mes cours en fonction.

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3 réponses à Pourquoi ne faut-il jamais voir l’autre comme un rival ?

  1. cornichon dit :

    merci pour cet article, ça fait du bien !!!!

  2. Mario dit :

    Je suis impressionné, je dois dire. Vraiment fais rarement je rencontre un blog qui est à la fois éducatif et divertissant|

  3. http://geekons dit :

    Je pataugeais dans la panade mais une fois vu votre article, c’est plus clair mieux.

    merci

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