Mathilde, la vieille dame et les sucres …

Voici l’histoire de Mathilde. Les parents de Mathilde avaient peu de moyens mais bien davantage que les leurs qui avaient connu la guerre. Mathilde, enfant, était souvent confiée à ses grands-parents et avait pris certaines de leurs habitudes économes. Sa grand-mère, lorsqu’elle était invitée à prendre un café dans un salon de thé ou un bistrot gardait les sucres dans sa poche, pour Mathilde. Son grand-père, lui, gardait toujours le dessert qui lui était servi à la cantine de son travail (une pomme, une poire ou une orange) et le ramenait à Mathilde lorsqu’il rentrait le soir. Ainsi Mathilde avait toujours de l’eau sucrée ou un de fruit. Cela rassurait ses grands-parents qui craignaient de manquer et de la voir manquer.

Plus rien n’entrait dans sa vie !

C’était les années 70. Mathilde grandit et vécut dans un univers tout autre. A dix-huit ans, elle possédait un scooter pour se déplacer, un chéquier et une carte bleue. Elle dépensait sans compter puisque ses parents palliaient à ses découverts. Elle oublia les principes de ses grands-parents : fermer les lumières, garder les sucres qu’on n’utilisait pas au café etc. Bientôt Mathilde eut des enfants, elle eut trente puis quarante ans. Une crise sans précédent s’abattit sur le pays et elle qui n’avait jamais manqué se mit à craindre des lendemains difficiles. Cependant, elle ne changea rien à son train de vie : elle préférait racheter des vêtements que de porter ceux qui n’étaient plus à la mode, lorsque ses amies vidaient leurs placards et lui proposaient des choses qui ne leur servaient plus (couverts, ustensiles de cuisine, vêtements etc.) elle refusait. Bientôt plus rien « n’entra » dans sa vie et elle connut une période de vaches maigres sans précédents : son mari et elle n’avaient plus d’emploi, elle devait compter chaque euro, chaque centime dépensé. Elle se donna un budget journalier de 5 € pour nourrir sa famille. Faire les courses, ce qu’elle aimait tant auparavant, devint un supplice… Mais plus elle faisait d’efforts moins les choses allaient… Elle se mit à prier et à se lamenter. Sa voiture qui était déjà vieille la lâcha. Voici donc qu’elle ne pouvait plus prétendre à un emploi loin de chez elle. Elle continua ses efforts mais les choses allèrent de mal en pis…

Le spectre de la comparaison…

Bientôt, elle fut invitée par l’une de ses cousines, avec sa famille, à passer un week-end à la campagne. Elle ne souhaita pas y aller car cette cousine était huppée et avait beaucoup de possessions. Mathilde se sentait misérable à côté d’elle ! Elle imagina ce week-end comme un enfer, ce qu’il fut… La cousine de Mathilde ne cessa de la rabaisser, lui démontrant systématiquement qu’elle avait raté sa vie et que sa situation était dramatique. La cousine de Mathilde était fort laide, contrairement à elle, et en souffrait beaucoup. Mais apprenant la situation financière de Mathilde, elle vit enfin l’occasion de la « dépasser » sur un plan autre que le physique. Elle parla de son gros salaire, des responsabilités de son nouveau travail, de ses sorties dans des boites chic de la Capitale avec ses collègues. Le mari de Mathilde prit cela à la rigolade : il connaissait les femmes entre elles, toujours à vouloir rivaliser ! Mais pour Mathilde, la soirée marqua le début d’une longue descente aux enfers. Elle fut comme un coup de poignard ! Elle se coucha très déprimée, et ce ne fut lorsque son mari s’endormit qu’elle s’autorisa à pleurer de rage et de désarroi. Mathilde se sentait prise pour une moins que rien: elle ne cessait d’affirmer que tout allait bien mais sa vie était un cauchemar. Le jour suivant alors qu’elle voulut faire un achat, sa carte bleue fut refusée et tout le monde le remarqua. La seconde nuit, Mathilde pleura de nouveau et songea même à se suicider. Elle se dit qu’elle était un fardeau pour les siens, que sans elle ils auraient moins de dépenses. Lorsqu’elle rentra chez elle personne ne pouvait se douter de l’ampleur des dégâts…

La vieille femme et les sucres

Un jour qu’elle sortait d’un entretien d’embauche où elle n’avait pas été retenue, Mathilde fit la queue dans un fast-food. Il était dix heures du matin et elle n’avait que quelques euros en poche pour grignoter quelque chose avant de rentrer chez elle. Elle prit donc un thé. La serveuse attrapa une poignée de sachets de sucre qu’elle posa sur son plateau. Une fois qu’elle eut but son thé, Mathilde repartit, laissa son plateau sur la table ainsi que les sucres qu’elle n’avait pas consommé quand une petite vieille a rattrapa par le bras : « Madame, vous avez oublié vos sucres ! » lui dit-elle. Mathilde soupira : « Non, c’est bon, je n’en veux pas. Merci ! ». Mais la vieille dame insista : « Vous devriez les prendre quand même ! Cela porte malheur de refuser quelque chose que l’on vous donne ! » assura-t-elle. Mathilde mit les sachets de sucre dans la pochette intérieure de son sac, pour faire plaisir à la vieille qui lui rappelait étrangement sa grand-mère, décédée depuis. Les semaines passèrent. Mathilde attrapa la grippe. Elle était épuisée mais se rendit tout de même à un entretien d’embauche, en fin de journée, entretien qu’elle rata. En sortant de l’immeuble, ses jambes cessèrent de la soutenir. Elle tomba à genoux, le visage en sueur. Elle voyait tout noir ! Elle tenta alors d’attraper son téléphone portable dans son sac pour téléphoner à son mari mais ses doigts tombèrent sur autre chose : c’était les petits sachets de sucre dont elle avait totalement oublié l’existence ! Elle les ouvrit un à un et laissa glisser le sucre dans sa bouche. Elle se sentit immédiatement mieux.

La gratitude et l’abondance, enfin !

Dans sa tête, elle remercia la vieille dame rencontrée des semaines plus tôt. Elle décida alors d’accepter désormais de bon cœur tout ce qu’on voudrait bien lui donner. Rentrée chez elle, elle fit une prière mais non pour se lamenter cette fois mais pour remercier encore ! Quelques jours plus tard, elle reçu de nombreux cadeaux. C’était son anniversaire et il arriva quelque chose qui n’était jamais arrivé alors : toute sa famille lui adressa des cadeaux et de l’argent, des gestes que ses proches (pourtant financièrement à l’abri) ne faisaient jamais, même lorsqu’elle était enfant. Elle les remercia. Elle trouva également un travail passionnant et fut payée autant pour travailler deux heures par jour que si elle eut travaillé à temps plein ! Ses parents et ses proches lui donnèrent de nombreuses choses et certains des clients de l’entreprise qui l’employait furent tellement satisfaits de ses services qu’ils lui donnèrent de gros pourboires. De cette manière elle doubla son salaire. Bientôt son mari trouva lui aussi un travail. Un an jour pour jour après le week-end ou Mathilde avait tant pleuré, elle était devenue une femme comblée et épanouie qui allait au bout de ses rêves. Lorsqu’elle revit sa cousine, elle eut elle aussi des choses merveilleuses à raconter et la cousine ne broncha pas car Mathilde semblait bénéficier d’une aura extraordinaire qui laissait les gens sans mots ! Mathilde remercia sa cousine de lui avoir, à l’époque, ouvert les yeux sur ce qu’elle était vraiment. Elle lui dit que « toucher le fond l’avait aidé à donner le coup de talon au fond de la piscine ». Ce jour là, Mathilde comprit deux choses :

-         Si petit qu’il soit, il ne faut jamais refuser un don ou un cadeau sous peine de se couper soi-même de l’Abondance.

-          Même en période de détresse financière, il faut accepter de voir sortir un peu d’argent de son porte-monnaie car en se privant totalement on reçoit la privation.

 

« Accepter avec gratitude tous les dons que l’on reçoit ». Deepak Chopra (La loi du Don)

« Donnez, et il vous sera donné ». Luc 6, 27-38

Bien amicalement, restons connectés !

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Auteur : Céline Schmink

Artiste complète (écriture, danse, composition pour interprètes sacem) et auteur (développement personnel, romans, arts), Céline Schmink intervient régulièrement auprès de publics variés en tant que Pédadogue en danses (salsa et butoh) et Professeur de Technique Nadeau. Cette passionnée du mouvement, « choréauteur », propose un coaching par la danse butoh : ce processus permet à l’artiste en quête de lui-même ou de renouveau de développer son propre langage corporel, de dépasser ses blocages et de booster sa créativité. Son blog est dédié à la quête du Bonheur dans la vie personnelle et professionnelle. Céline Schmink est, en outre, la créatrice des méthodes « Restaurez votre créativité, accomplissez-vous dans vos dons au quotidien » et « Je danse le Modern’Tsifteteli » . C’est, enfin, une passionnée de pensée positive et de préparation mentale !

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