Quand ce que l’on prenait pour de la liberté absolue devient une prison …

Certaines personnes sont très malheureuses : souvent très entourées mais en même temps solitaires, avides de liberté mais enviant tous ceux qui sont en couple ou ont une situation amoureuse stable ou une vraie vie de famille, parfois jet-setters notoires qui voient leur univers superficiel disparaître au petit matin… Quand le beau carrosse de la liberté se transforme en citrouille-prison, plus dure est la chute… Quelques exemples.

La liberté… d’abandonner ses études !

Ce matin, pour le travail, je rencontre une jeune fille de vingt ans que nous nommerons Anna. Anna vient d’un milieu bourgeois et n’a jamais manqué de rien… sauf, selon elle, de li-ber-té ! A dix-huit ans, bac en poche, elle s’inscrit en fac de droit mais abandonne vite ayant fait la connaissance d’une bande d’artistes très sympathiques dont la vie (trépidante) est ponctuée de noubas, de happenings et de vernissages branchés… Pour Anna, voilà la liberté ! Anna a laissé tomber les cours et passe ses week-ends à préparer des auditions de danse, pour tenter d’entrer dans une compagnie. Au bout d’un an de ce régime, elle avoue déjà « être fatiguée » mais elle tient bon car elle ne veut « décidément pas entrer dans le moule imposé par la société »… Rendez-vous au tas de sable …

 La liberté… d’être un jet-setter notoire (et de finir seul…)

 Autre exemple : Achille est designer free-lance. Quand on l’écoute parler (autant qu’il s’écoute lui-même…) on comprend vite qu’il tente non pas d’être heureux pour lui-même mais pour répondre à une certaine image du bonheur diffusée dans des milieux snobinards et « bobo » (ah mon amour des bobos !)… Sorti de l’école, Achille, qui est peu doué pour son métier au final, s’est mis à son compte parce que « ça branche les nanas, les professions indépendantes »… Comme l’indépendance financière n’est jamais arrivée, papa et maman, conscient que leur bobo de fils ne consentirai jamais à rentrer dans le rang et à trouver un job salarié, ont financé un petit appartement à Paris. Une « garçonnière » en quelque sortes, puis se sont rapidement détournés de lui, désespérés à la fois par son manque d’avenir et par son comportement des plus prétentieux (« Moi je suis artiste ! »). Voici comment Achille utilise cette liberté à laquelle il tient tant: Le matin il se lève à point d’heure… Lorsqu’on lui téléphone pour une commande de graphisme, il est tellement dans le coltar qu’il fait mauvaise impression : soit il n’obtient pas la mission, soit il l’obtient mais le client – au vu de son amateurisme – tire les prix à l’extrême. Ainsi les 5000 euros qu’il a prétentieusement demandé pour un logo se transforment en 50. Mais Achille s’en contrefiche : tout ce qui compte c’est qu’il puisse dire, le soir , en « after » : « Là, je travaille sur tel logo… » Car Achille vit dans le paraître! Quand les affres de sa grande liberté le rattrapent, il fonce chez son psy, une femme désespérée – vêtue exclusivement de tuniques de lin blanc qui viennent de « Frisco » – elle aussi, par son comportement (mais un brin gourou babos sur le bord… Namaste !)  Il lui conte ses malheurs : tous ses potes se sont mariés mais, lui, à 40 ans n’a ni copine attitrée, ni enfants etc. Et de conter l’histoire de sa vilaine ex qui le trompait à tour de bras et de sa nouvelle qui « est bien gentille mais manque trop de seins pour être la femme idéale » qu’il a en tête… Le soir Achille se connecte à des sites plus ou moins débiles (du genre « Comment être hype », « Comment pécho des gonzesses facilement » ou encore « La branchouille ça me parle »…) Heureusement il a des tas de copines à gros seins sur Facebook et sur Meetic. Cela lui donne un semblant de bonheur… Mais attention, sur son profil il prévient : « Je recherche une fille souple, qui me laisse vivre et qui n’empiète pas sur ma liberté »… Et de pleurer : « Mes vieux n’en ont que pour mon frère et sa petite famille ! Mais pourquoi est-ce que moi je ne rencontre pas la fille de mes rêves ? Pourtant je vais en boite tous les soirs ! ».

La liberté… d’être seul, enfin !

A l’inverse, certaines personnes s’aliènent leur liberté de façon inconsciente, en se choisissant toujours le même type de partenaires… Écoutons le témoignage de Clara, 33 ans, qui vient de retrouver la liberté en rompant ! « Depuis mon plus jeune âge, je vais de bévue en bévue avec les mecs… Mon premier amoureux était toxico mais j’ai mis deux ans à m’en apercevoir… Une de ces trouilles… Le second était tout l’inverse : un fonctionnaire rigide du genre gardien de prison qui vouait un culte à lui-même et à sa mère… Bref encore une personnalité riante… Le troisième était un pseudo-artiste qui se tapait la tête contre les murs quand ses expos étaient ratées ou n’attiraient pas les louanges… Je suis restée cinq ans avec lui… Puis j’ai rencontré un autre type qui paraissait bien sous tous rapports mais qui était le pire. Je ne suis restée avec lui que 3 mois mais ce fut l’enfer. Lui seul avait –soi disant- un bel appart, un job intéressant, des amis qui valent le coup d’être sortis. Il m’a tant dévalorisée que j’ai failli faire une dépression! Heureusement un ami prêtre m’a expliqué que j’avais le choix : je pouvais soit gâcher ma liberté et mes dons avec ce type, soit l’envoyer promener et m’accomplir, et ce du jour au lendemain. J’ai immédiatement rompu. Son ego en ayant pris un coup, il m’a harcelée pendant 6 mois! Moi, je ne me suis jamais sentie aussi bien ! D’un seul coup ma carrière a fait un bond ! Dès le lendemain j’étais engagée dans une grosse société. Il me déteste toujours, je le sais par amis interposés, d’arriver à m’accomplir seule… J’ai ma fierté et jamais un mec n’aliénera plus ma liberté d’agir, de penser et de dire… » A bon entendeur…

 

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Une réponse à Quand ce que l’on prenait pour de la liberté absolue devient une prison …

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