Les autres et l’envers du décor

La prétendue « réussite » des autres

Parmi les commentaires et les nombreux courriers des lecteurs du blog revient souvent cette forme de comparaison : « Oui mais les autres, eux, ils… » A l’instar d’Anaïs qui écrit en commentaire d’un article sur les couples : « Moi ma vie est routinière et restreinte, les autres, eux, ils profitent, il n’y a qu’à voir leur Instagram pour constater tout ce qu’ils font ! » ou de Clotilde, quadra, qui m’écrit : « Mon couple est merdique. Rien ne va jamais. On ne sort pas. On s’ennuie. On se dispute. Mes voisins, eux, ils forment un couple parfait. Lui a un gros salaire et elle coud des bavoirs de bébé façon vintage qu’elle vend super bien sur Etsy… »

Le critère de comparaison

La comparaison est souvent de mise. Parfois c’est vous-même qui décidez de vous comparer aux « autres ». D’autres fois ce sont des personnes prétentieuses et égotiques qui veulent vous amener à cette comparaison pour se valoriser. Et là c’est à vous de choisir. Se comparer ou non ? Chaque parcours est unique. L’Appel de l’une est peut-être d’élever des enfants à la maison, l’appel de l’autre est peut-être d’être bénévole en Inde auprès des enfants des rues. L’appel d’untel consiste probablement à créer une entreprise pour créer des emplois dans une région où la vie est morose. Peut-on comparer ce qui est incomparable ?

Quand percevoir l’envers du décor devient indispensable

Dernièrement je rencontrai un producteur de musique qui a produit des Grands. Son discours ? « C’est super ce que tu fais en autoproduction. Ta musique est de qualité. Tu as une famille, une maison, ne viens pas te fourrer dans ce guêpier… C’est un vrai cauchemar. Les gens sont totalement déphasés et finissent tous très malheureux. Les titres, les tubes, le fric ça ne fait pas tout. Pire ça ne fait même rien du tout. Non, ce milieu là est pourri! »… Certains ont l’honnêteté de vous livrer l’envers du décor sur un plateau. Un gain de temps. Pas plus mal non ? Stopper le fantasme là où il débute. Recadrer. Remettre chacun à sa place. Renvoyer chacun à son bonheur, à son appel, à sa propre valeur. Une certaine forme d’honnêteté selon moi. Mais qui a le courage (et l’envie) d’avouer que la vie qu’il fait passer pour fabuleuse comporte en effet des zones d’ombres, des zones erronées, des lacunes énormes parfois ? Des personnes qui s’intéressent au développement personnel. Des personnes qui sont passées près de la mort et qui se focalisent désormais sur l’essentiel peut-être. Mais le commun des mortels ? Et les bobos ?

La qualité d’une vie entière ne peut se juger à un évènement isolé

La plupart du temps je ne réponds plus à ces commentaires qui portent sur la comparaison. Par faute de temps ? Sûrement… Par lassitude ? Certainement. Ces commentaires où mes lecteurs et lectrices se comparent aux autres, à ceux qui « eux » réussissent tout me désespèrent un peu. Beaucoup. Parce que ce raisonnement relève du fantasme. On fantasme sur la vie des autres. Pour exemple, parce que je chante et que je passe à la radio ou à la télé de temps à autre, on croit que j’ai les moyens, que je vis mieux que les autres. Qu’on se renseigne sur ce que reverse la SACEM lors d’une diffusion sur les ondes ou lors d’un passage TV. On ne m’enviera alors plus longtemps…

La folie des Likes

En fait les réseaux sociaux de type Instagram favorisent l’esthétique à longueur de journée. Une fois qu’on est embarqué là-dedans, plus moyen d’en sortir. On vit un peu au rythme des « like ». On se sent nul si notre photo de Bretagne n’a remporté qu’un petit nombre de « J’aime » alors que la photo de vacances des autres à Tokyo, N.Y ou ailleurs affiche fièrement ses 230 likes… Les gens qui vivent de cette façon vous cachent l’Envers du décor. Les blogueuses qui affichent des photos d’elles parfaites ne vous diront jamais qu’elles ont pris 150 clichés avant d’en obtenir un potable qu’elles auront ensuite retouché à mort… Sur Instagram les couples s’aiment. Ils s’aiment passionnément sous les grands séquoias d’un parc naturel américain. Ils s’aiment à Berlin, à Venise sur une gondole, au Village à New-York. Et vous vous pensez alors que votre couple n’est bon qu’à s’aimer à Bobigny, au coin de la rue du Mac Do ou en sortant des courses faites rapido au Franprix du bled… Peu glamour, non ? La vie passe ainsi, emmenant son lot de joies et de tristesses parfois, mais certains, eux, restent là, les yeux rivés sur le Bonheur des « autres qui… »

Manque d’appel mais besoin de tout…

Alors à Clotilde j’ai envie de répondre : Chez tes voisins c’est probablement le chaos et la fatigue ambiante quand arrive le vendredi soir. Monsieur avec ses absences et son gros salaire trompe peut-être Madame au boulot, faute de temps à consacrer à sa propre femme. Madame pleure peut-être sur ses bavoirs Etsy parce qu’une fois qu’on enlève le temps passé, le prix du tissu et des froufrous, la commission de la plateformes, l’enveloppe servant à l’envoi elle se rend peut-être compte que tous les intermédiaires ont gagné de l’argent sauf elle… C’est aussi cela l’Envers du décor. C’est ce que les autres protègent farouchement pour ne pas faire mauvaise figure. C’est cette voisine prétentieuse et en surpoids qui vous dit avec un grand sourire qu’elle « est épanouie ainsi » en pensant chaque matin à faire un nouveau régime. Mais non il faut être bien et ne rien montrer de l’Envers du décor ! Faire croire qu’on est bien, épanoui, cultivé, qu’on a toujours le meilleures, qu’on ne bouffe des glaces que chez Berthillon et que nos placards sont plein de mets de chez Fauchon. Claquer du fric pour « prétendre ». Acheter de la marque sans voir l’essentiel. Personnellement aujourd’hui je me suis payé un duffle-coat à peine servi à la boutique Emmaüs du village. 3 euros. Je ne m’en porte pas plus mal. Cette propension a penser que le Bonheur vient de l’extérieur, de la reconnaissance, des marques, des races, du jugement des autres… C’est cela qui met si mal à l’aise des gens qui auraient pourtant tout pour être heureux. Cela et le manque d’appel aussi, peut-être.

Vers l’Essentiel ?

Quand on fait 900 km en train pour aller s’acheter un chiot à 3000 euros parce que c’est le chien-tendance en ce moment alors que des milliers de bons corniauds se languissent dans des refuges, c’est de la grosse foutaise. #dontbuyadopt ! comme on dit sur Instagram ! Hashtag #secouetoiunpeulespucesbordel ! Sors de ta torpeur. Non tu n’es pas plus parfait qu’un autre. Seulement peut-être as-tu appris à déterminer l’Essentiel, dans ton malheur.

Voilà, ce post répondra aux questions de certains. Qu’est ce qui est Essentiel dans la vie ? Si vous ne le savez pas demandez à votre chien. Les animaux connaissent ce qui est essentiel. L’amour. Satisfaire sa faim, sa soif. Avoir un toit à soi même minus et non une maison de lotissement à crédit.

L’amour des siens, une famille, un toit, un chien. What else ?

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