L’accomplissement de soi: une question de regard…

Nous avons tous étudié les travaux de Maslow au lycée… L’homme doit combler certains besoins pour se sentir épanoui : besoins physiogiques (santé), de sécurité (vie quotidienne, emploi, logement), besoin d’appartenance (nous y reviendrons), d’estime de soi (ou de reconnaissance), de réalisation (le fameux « accomplissement de soi »). Mais le monde a changé depuis Maslow. Certes les premiers besoins demeurent vitaux, mais les autres ? Perso mon besoin d’appartenance relève surtout de la « bande à part »… Et vous ?

Lorsqu’un besoin n’est pas comblé, il y a un déséquilibre. Le bien-être physique et moral n’est pas total. Lorsque plusieurs besoins ne sont pas comblés, il y a déséquilibre majeur. Certains besoins fluctuent, heureusement, et rien n’est figé. Plus l’accomplissement de soi est comblé, moins le besoin d’estime et de reconnaissance des autres est nécessaire. Notez que certaines personnes peuvent vivre sans combler le besoin de sécurité (ex : les baroudeurs et autres globe-trotters qui considèrent que le monde entier est leur demeure) et que d’autres sont si fiers d’eux-mêmes (et de leur production, artistique, par exemple) qu’ils n’ont pas besoin de l’approbation des autres du tout (« approbation ni souhaitée, ni requise », c’est un peu ma devise!)

Parfois cependant quand un besoin n’est pas comblé il crée un important mal-être et il faut donc redéfinir ses priorités et le plus souvent sa conception de la vie pour revenir à l’équilibre.

Revoir ses priorités

Ex : Lorsque j’étais salariée avec une bonne paye, je faisais de bons repas, de grosses courses, des restos. Mon besoin de manger était plus que comblé (j’avais 10 kg de trop!) Aujourd’hui j’ai repris une activité free-lance (je suis journaliste pigiste et prof de danse), je ne peux plus me permettre tous ces excès… Et tant mieux car ils ne colleraient pas avec mon nouveau mode de vie ! J’ai donc perdu mes 10 kg de trop et consomme une nourriture plus light et beaucoup moins onéreuse. Je ne me vois pas danser, comme à l’époque, avec de l’embonpoint et après mes cours je n’ai vraiment pas le temps de rejoindre des amis au resto. De la même façon j’ai remarqué qu’afficher un corps svelte et tonique à la plage me procurait infiniment plus de plaisir que des repas gras, lourds et sucrés à répétition ! C’est une question de choix. Certaines de mes amies sont très agressives dès que je sors ma salade ou ma barre hyperprotéinées… Je leur explique juste que la vie est une question de choix et que pour moi le maillot de bain passe avant le cassoulet. Je me sens accomplie dans ce choix et je n’aurais jamais idée de revenir dessus ! C’est aussi cela s’accomplir : se contreficher de l’avis des autres. Rester solide dans ses décisions personnelles !

Autre exemple : Cela peut être angoissant pour certains de ne pas avoir un logement à soi… D’autres le vivent cependant très bien. L’une de mes amies globe-trotter a décidé de ne plus se prendre la tête. Plutôt que de gagner un SMIC et de mettre 900 € dans un loyer à Paris, elle s’est engagée comme navigante dans une grande compagnie maritime. C’est devenu son mode de vie. Elle anime des croisières de luxe et n’a aucune honte de dire qu’elle fait cela parce qu’elle « refuse de rentrer dans le jeu des loyers hors de prix ». Elle s’est accomplie à travers sa décision même. Elle m’a confié maintes fois que jamais elle ne reviendrai en arrière…

Smala ou pas smala ? Pour moi ce sera un « Pas smala » bien tassé, merci!

Le besoin d’appartenance est particulier. Pour ma part je n’ai jamais vraiment ressenti le besoin de faire partie d’une famille, d’un réseau etc. Il faut dire que je suis mon groupe à moi seule ^^ dans le sens où je suis la personne la plus « originale » de ma famille. Quand les membres de ma « famille » de même âge que moi faisaient « comme tout le monde » leur école d’ingénieur / IUFM etc. j’étudiais la danse classique à la Sorbonne. Quand ils s’enthousiasmaient sur les « marques » (vous savez le polo Lacoste, la robe Zadig etc.) je fabriquais mes propres fringues en tissus africains recyclés, quand ils passaient leurs exams, je passais… à la radio ou au studio d’enregistrement… Quand quelqu’un de ma famille (que j’ai du voir en tout et pour tout 3 fois dans ma vie et qui me débine en douce) organise l’anniversaire d’un quelconque pervers-pépère vient me racoler par téléphone parce qu’il a peur de manquer d’invités, je n’hésite pas à lui dire que ce sera sans moi et à lui raccrocher au nez. Je n’ai pas de gêne, ni de honte face à cela. C’est mon choix de vie de ne pas côtoyer des gens que je n’apprécie pas. Je m’accomplis dans cette position et toutes les fois où elle m’occasionne des conséquences (directes ou non). Bref, je n’ai jamais ressenti le moindre désir de faire partie de la « smala » qui me paraissait fade, chiante et ennuyeuse (bien que j’en apprécié certains membres, souvent les plus jeunes et les moins guindés). J’ai Je suppose que j’ai remplacé le besoin d’appartenance par le besoin de réalisation et de différenciation ! Et, ma foi, cela m’a toujours grandement réussi. Je suis 100% créative dans mon mode de vie et me sens 100% accomplie…

S’accomplir un peu, au quotidien…

S’accomplir est donc une question de priorités. Il faut savoir si les autres passent avant vous ou pas. On peut être, par exemple, une maman accomplie au quotidien sans toujours faire passer son enfant avant soi. Le principal est d’être bien là-dedans.
On peut s’accomplir à travers de petites choses sans ressentir le besoin de se lancer à corps perdu dans un immense projet chaque moi. Le principal est de trouver et d’accepter son mode de fonctionnement, sans culpabilité ni contraintes. On dit souvent que les gens qui veulent « zéro contraintes » sont immatures. Ah bon ? Personnellement je m’organise une vie sans contraintes et j’essaye de ne pas côtoyer ceux qui m’en apportent… On a qu’une vie! Pourquoi s’enquiquiner?

Je ne me sens plus « accompli » ! Que faire ?

Il s’agit de vous recentrer sur vos désirs et sur vos angoisses en tâchant de trouver des solutions. Les décisions que vous prenez doivent pleinement vous satisfaire. L’âge aidant, on apprend peu à peu à se débarrasser de ses craintes. Il y a 10 ans lorsqu’un ami annulait une sortie je me posais une tonne de questions (fait-il la tête ? Qu’ai-je fait de mal etc.). Aujourd’hui je réponds « Ah ok ! » et je me dis « Chouette, je vais pouvoir finir telle ou telle chose ». Quelqu’un appelle, tant mieux. Quelqu’un n’appelle pas, tant pis pour lui. Quelqu’un félicite c’est bien mais je sais quand même que parfois c’est faux-cul ;) quelqu’un ne félicite pas tant mieux, je n’aurai ainsi pas besoin de le féliciter moi-même la prochaine fois. Un gain de temps… Ainsi va la vie, sans lutte égotique, en évitant les joutes verbales, sur le chemin de l’accomplissement de soi ! A bon entendeur…

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Une réponse à L’accomplissement de soi: une question de regard…

  1. J’ai parcouru ce post et si je peut je voudrais vous suggérer certaines choses intéressantes ou vous apporter quelques précisions

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