Ces signes de dépendance affective…

 

La dépendance affective se traduit par un manque presque insupportable de l’être cher, par un attachement excessif à un partenaire pour lequel on est prêt à tout endurer et par une peur panique de l’abandon. Plutôt que de retracer ici tous les symptômes et caractéristiques de cette pathologie  mentale (car dans certains cas extrêmes c’est bien ce que c’est !), plongeons dans la vie quotidienne d’Angélique, 35 ans, qui est une vraie dépendante affective. Je m’abstiendrai ici de tout jugement. Je vous exposerai juste des faits.

Angélique dit que très tôt elle s’est sentie rejetée par sa famille, qu’elle était moins douée que ses sœurs ou que ses amies en tout. Elle dit avoir vite compris que la vie ne serait pas facile pour elle et que les gens souvent se moquerait de ce qu’elle considère comme ses « handicaps » (Trop masculine, trop grosse, trop « bizarre » avec les autres, trop »timide », annonce-t-elle de but en blanc).

Etre un centre d’attention et d’intérêt pour l’autre

Elle dit que lorsqu’elle est devenue adolescente et que les garçons ont commencé à s’intéresser à elle, elle a ressenti, pour une fois dans sa vie, un sentiment d’évasion et de supériorité par rapport aux autres filles. Les relations aux garçons étaient très importantes pour elle car finalement vers 17 ans, elle changé pour devenir plus sexy, plus « glamourous » et a fini par attirer tous les regards. Vers 20 ans elle a commencé à « en faire des tonnes » dit-elle pour que tout le monde sans exception la considère comme une « déesse » (je cite). « J’ai commencé à me sentir très malheureuse les jours où je ne recevais pas de compliment. Dans le feu du travail les gens ont autre chose à faire, il faut dire… Mais pour moi c’était le drame, c’est comme si j’avais échoué à un important examen ».  Et encore : « J’ai vécu une relation totalement fusionnelle avec tous les hommes que j’ai fréquenté, ne supportant ni un silence de quelques minutes, ni une absence de deux jours, ni un mot de travers. Je les harcelais jusqu’à ce que je me sente pleinement rassurée sur tout. Sur la journée que je vivais, sur l’avenir. Imaginer une rupture était un vrai supplice qui aurait pu me mener au suicide. Mais finalement vous savez quoi ? C’est toujours moi qui les trompait ou qui les jetait ! Etrange non ? Eh bien peut-être que j’avais la peur panique qu’ils me fassent vivre cela. Alors pour me rassurer je le leur faisais vivre moi. Quand on est dépendante affectivement tout est bon pour obtenir ce qu’on veut : une attention constante. En fait on se fout pas mal des sentiments de l’autre, c’est presque des broutilles à côté de ce qu’on vit ».

La peur de voir son équilibre compromis

La jalousie est aussi très présente dans la vie des dépendants affectifs. « On voit les autres filles ou femmes comme des potentielles rivales qui pourraient venir compromettre notre bel équilibre, cet équilibre qu’on se bat à maintenir ». Angélique raconte que la première fois qu’elle s’est faite larguer, elle a tenté de se retrouver immédiatement un nouveau compagnon. « Cela peut sembler effarant. Je venais de me faire jeter en beauté, intérieurement je souffrais le martyr mais en rentrant chez moi dans le RER j’ai tenté de séduire un mec. Un blondinet qui me regardait. Je n’avais qu’une idée en tête : me trouver quelqu’un d’autre pour reporter tout ça ! J’avais besoin qu’on m’aime et qu’on s’occupe de moi immédiatement. Je pense qu’il y a ainsi des filles qu’on prend pour des s… mais qui sont en fait simplement des dépendantes affectives ».

Etre maltraitée mais aimer ça

Finalement Angélique a changé mais elle avoue « avoir énormément subi de la part des hommes juste pour ne pas être seule et se sentir aimée ». « Finalement l’homme en lui-même comptait peu. Beau ou moche, la question n’était même pas là. J’avais besoin de savoir que quelqu’un était là pour moi comme un bon toutou fidèle mais en fait ils n’étaient même pas sympas avec moi. Savez-vous pourquoi ? Parce que la plupart des hommes avec un mauvais fond (et il y en a un paquet) détectent la nana qui est dépendante affective et voient là la bonne occasion d’en faire baver à quelqu’un, de redorer leur ego en la dévalorisant. Ainsi la femme dépendante affective pense trouver l’équilibre alors même qu’elle le compromet et qu’elle bousille sa confiance en elle, son estime de soi etc. ».

Et Angélique de conclure : « J’ai changé le jour où j’ai décidé de vivre seule pendant au moins 3 ans. Comme je n’ai pas beaucoup d’amies cela n’a pas été simple. Je me suis inscrite à des cours du soir de secrétariat, j’ai repris des études pour combler le vide, j’ai trouvé un job à mi-temps qui convenait mieux à mes besoins de reprendre systématiquement mon souffle, ma respiration car tout cela était très nouveau pour moi. Je devais faire des pauses, me reposer, reprendre ma vie en main. Aujourd’hui je n’ai plus peur de l’abandon car j’ai appris à être très heureuse seule. Le dernier copain que j’ai eu j’ai fini par le larguer car j’ai compris au bout de 3 semaines qu’il ne m’apportait que des ennuis et rien de bon pour ma confiance en moi ou mon épanouissement personnel. C’est un grand pas pour moi d’avoir pu stopper une relation sans pleurs, ni drame et reprendre ma vie normalement le lendemain. Je persévère ».

Quelques signes de la dépendance affective :

On organise sa vie en fonction de l’autre. On est prêt à annuler des rendez-vous importants ou des évènements qui nous tiennent à cœur pour le voir.

On est prêt à se mettre financièrement dans la galère pour lui, à vouloir être toujours vu sous son bon angle, on peut investir des sommes considérables dans le paraitre pour être certain de conserver l’autre sous le coude.

On est prêt à rester chez soi afin de mieux contrôler la situation lorsque l’autre travaille (ex : on préfère passer ses journées sur les réseaux sociaux à voir ce qu’il fait plutôt que de se chercher un travail par exemple)

On est prêt à se couper des autres pour lui et à éliminer de sa vie tous ceux qui émettent un avis négatif sur la personne.

On peut ne pas dormir de la nuit et ressasser toutes les preuves de son amour (ce qu’il a dit, comment il l’a dit etc.) jusqu’à se rassurer pleinement.

On broie du noir dès qu’on n a pas de nouvelles.

On tombe vite dans le harcèlement (« Ah il ne répond pas ! Eh bien je vais appeler jusqu’à ce qu’il décroche enfin ! »)

On perd peu à peu son estime de soi car on sait bien qu’on n’a pas un comportement raisonnable comparé aux autres.

On confond « amour » et « besoin de présence », « besoin de possession », « besoin d’être vue par les autres comme on le souhaite »…

Certaines femmes sont si dépendantes affectivement qu’elles ne connaîtront jamais le bonheur d’une vie de couple paisible, recherchant cette dépendance et perdant peu à peu leur personnalité propre à travers leur « amour » démesuré de l’autre. Ex : Une femme avec un poste à responsabilité brillante qui va rencontrer un homme et se mettre en arrêt maladie pour dépression dès qu’elle juge qu’elle n’est pas assez aimée. Qui finit par emménager chez l’homme pour mieux le surveiller  (et se rassurer par conséquent) et gâche tout son potentiel et tout ce qu’elle s’était acharnée à construire professionnellement. Cela est courant.

Pour aller plus loin :

 

 

 

 

 

 

 

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