#12 La confession …

La partie « Journal », créée il y a un an environ, est la moins lue du blog. Elle est consultée en moyenne 300 fois par jour contrairement aux articles de première page et de première catégorie lus… 5 à 6 fois plus ! Du coup, j’en profite pour livrer une confession (il y en aura d’autres, peut-être…) de ce côté du blog le moins consulté.

Si le thème du Bonheur, de l’Accomplissement personnel et de la Quête de soi est présent dans chaque article de ChercheursDeBonheur, je voudrais aborder, à travers ce post, les évènements décalés qui arrivent dans une vie à tout à chacun et qui ne sont – sur le moment – pas discernés comme des Moments de bonheur. Il est des plaisirs et des bonheurs instantanés, immédiats, d’autres que l’on obtient à force de persévérance au fil du temps et d’autres encore qui n’ont pas l’air de petits bonheurs à part entière lorsqu’ils se produisent mais qui le deviennent grâce à notre évolution personnelle.

Un bonheur né d’une trahison justifiée…

Certains peuvent naître de postures positives (bonté, don de soi, aide à autrui) et d’autres de postures qui nous apparaissent (sur l’instant) plus mitigées (crise, dérive, abus, abandon, trahison parfois).

Ma confession à réellement à voir avec cette seconde catégorie de bonheur non immédiat, celle que l’on pourrait relier à une crise existentielle.

Nous sommes en 199… Je suis alors en couple avec celui que je nommerai X. Nous vivons ensemble, tant bien que mal, mais son éducation très particulière, beaucoup moins polie que la mienne, me fait me poser très régulièrement des questions sur notre avenir. Effectivement, je suis fille unique et sans être une « bourgeoise », j’aime être polie avec les gens, éviter de les blesser en leur faisant des réflexions désobligeantes. Mais dans la famille de X. c’est très différent. On se permet de critiquer assez vulgairement et ouvertement les gens, on court après la « gratuité », on consomme des produits et on les ramène ensuite au supermarché pour se les faire rembourser… Bref toutes ces attitudes me choquent. D’autant plus qu’évoluant dans le milieu artistique et ayant obtenu une partie de mes diplômes en cours du soir ou à distance, je suis immédiatement taxée de fille « instable »… C’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité… Régulièrement je suis critiquée sur mon physique, mon poids… Cela me permet de remarquer que c’est souvent les gens en surpoids qui ne contrôlent pas leur mode d’alimentation qui vous donnent des conseils pour maigrir ou encore ceux qui sont vulgaires qui vous expliquent comment être « classe », ceux qui sont chauves qui savent mieux que vous comment entretenir une chevelure… Bref, toutes ces contrariétés générées par la famille de X me font douter de mon engagement et du sien puisqu’il ne me défend jamais et ne semble jamais me soutenir en quoi que ce soit…

Nous vivons alors en province (je suis parisienne) mais il souhaite régulièrement passer du temps dans sa famille (qui pourtant, à chaque fois est horrible avec nous deux. Sa mère critique tellement sa « carrière » qu’elle en arrive même à le faire pleurer comme un gamin! Je tairai nos âges de l’époque afin de garder tout anonymat, mais disons que nous nous trouvions tous deux entre la vingtaine et la trentaine). Cette emprise de sa famille sur lui, à cet âge, m’apparaissait de plus en plus malsaine.

Un contexte vraiment pesant

Donc quand nous étions dans la ville de G. il nous fallait nous plier à toutes les exigences de la famille et de la « madre » surtout. Nous devions nous taper le marché chaque matin, avant de défricher le jardin, de faire le repassage, d’aller trainer en rase campagne parce qu’elle avait vu une petite annonce pour des pneus, une remorque ou d’autres choses que visiblement elle ne pouvait acquérir sans nous. Moi qui avait peu de vacances entre des études et un travail à mi-temps, n’arrivais jamais à passer du bon temps dans la ville de G. que je trouvais sinistre et où j’avais de moins en moins envie de mettre les pieds. Cela peut se comprendre ! En plus le prix du billet était toujours à ma charge et c’était cher payé selon moi pour des vacances pourries et absolument non désirées où je me faisais reprendre et critiquer comme une gamine de 5 ans en permanence.

Cela fait environ une semaine que nous sommes infantilisés dans la famille et traités comme des chiens lorsque, à table, j’explose… J’ai beau être polie, j’en ai assez d’être critiquée par ces gens sans éducation aucune qui se croient sortis de la cuisse de Jupiter! Deux des membres de la smala viennent de se liguer contre moi en demandant quand est-ce que je vais arrêter mes études pour enfin gagner ma vie et cesser de plomber les économies du « Pauvre X ». C’est drôle car je suis plus jeune que lui et même si je ne gagne pas encore ma vie comme il le voudrait, mes parents nous aident chaque mois (d’ailleurs lorsque nous nous séparerons plus tard je me rendrai compte qu’il a ouvert un livret d’épargne à son nom et économisé tout ce temps sur leur dos!).

Savoir partir lorsqu’il le faut …

Bref, s’en est trop pour moi. Il est midi et déjà je ne peux plus les supporter et comme toujours X. ne prend pas ma défense, me laissant guerroyer avec eux (j’ai alors la mauvaise habitude de vouloir me justifier quand on m’agresse et de rendre ensuite la monnaie de leur pièce à mes détracteurs…) Donc je me lève, je prends dans la chambre mon grand sac beige et j’y fourre mes affaires. Personne ne s’est levé de table, alors j’ouvre la porte et je me tire, tout simplement… Notez que tout le monde entend le bruit de la porte d’entrée du bas mais que personne ne me retient. Je me sens donc libre ! Aleluhia !

J’ai pour idée de ne pas rejoindre notre appartement de province mais plutôt de rentrer à Paris chez mes parents. C’est exactement pour quoi je traverse les rues de la ville de G. jusqu’au centre-ville où se trouve la gare. Je pénètre dans le hall d’entrée : les guichets sont noirs de monde suite à un ralentissement du trafic ferroviaire… Je prends mon mal en patience et je fais la queue. Deux heures plus tard c’est enfin mon tour. Hélas les prochains trains pour Paris affichent complets et le lendemain c’est jour de grève ! Une immense galère qui me fait dire que je dois soit trouver un car pour Paris immédiatement soit prendre deux nuits d’hôtel… J’opte pour l’hôtel et le coup de fil à mes parents. A cette époque je n’ai pas de téléphone portable, je précise…

Une incroyable rencontre !

Je ressors de la gare. Je ne connais personne dans cette ville que je déteste, je suis perdue dans mes pensées et bien décidée à rompre avec X… Mais tout d’un coup le trou noir. En plein quartier piéton je suis percutée par un vélo qui m’envoie valser par terre. Je tombe sur le coude gauche qui s’immobilise dans une douleur éclair, fulgurante. J’ai le soleil dans la figure et dans ma chute j’ai même lâché mon gros sac. Un jeune homme descend du vélo, le lâche au sol sans prendre soin de le poser et vient vers moi.

Tout est allé très vite, je sens juste qu’il est derrière moi, qu’il me relève en me tenant par les épaules. « Oh la la! Je suis vraiment désolé ! Pas de mal ? » Je me relève et là c’est le choc ! Je connais le garçon avec qui j’ai fait, plus jeune, une partie de ma scolarité. Un dialogue (tenu jusqu’ici secret) s’établit entre nous, empreint à la fois d’inquiétude et de joie, joie de se retrouver et de n’être que tous les deux après tout ce temps.

Ses yeux bleus immenses sont fixés sur moi, il fronce les sourcils compatissant à ma douleur au coude à chaque fois que je gémis. Malgré tout la première chose qui me vient c’est : « Mais que fais-tu là? ». Il m’explique qu’il a quitté Paris un an plus tôt pour continuer ses études ici. « Et toi, tu vis aussi ici? » questionne-t-il. « Oh que non! Et heureusement! J’ai juste suivi un parfait crétin mais c’est bien terminé! Dès que j’ai un billet de train je me casse et je rentre à Paris. D’ailleurs je dois absolument trouver un hôtel ». Il me sourit: »Cela ne m’étonne pas de toi Céline, tu t’es encore laissée embringuée dans une histoire pas possible, toi. On va surtout te trouver une pharmacie! » Il attache son vélo devant la gare et me tient par la taille jusqu’à l’autre côté de la place. C’est vrai que je souffre. Je ne peux plus bouger le bras et je sens qu’il « pulse »… Pourtant dans ce moment où il me soutient et où je sens son parfum tout autour de moi, la vie me semble parfaite, exactement comme elle aurait du être toutes ces années. Le pharmacien observe mon coude, me fait tendre et détendre le bras. Il conseille à celui que je nommerai Z. dans mon récit de m’emmener aux urgences si la douleur augmentait. Z. pour rigoler se met à chanter en sortant: « Week-end à l’hosto… » sur l’air de « Week-end à Rome » de Daho… Je me détends un peu et commence à rire aux blagues de Z.

Me voilà dans de beaux draps avec mon coude qui commence à devenir bleu, mon gros sac que je ne peux plus porter, ma « fugue » qui me tracasse un peu (j’ai peur de voir surgir X au coin d’une rue). Z. propose d’aller chez lui pour nous remettre de nos émotions et réfléchir à la suite des évènements. Nous y allons à pieds : tout le quartier pavé à traverser puis au moins 2 longs boulevards… Je focalise sur mon bras pendant qu’il me raconte sa vie ici, ce qui me distrait un peu de ma douleur.

Il vit dans un petit deux pièces loué pour ses études presque à la sortie de la ville, face à une colline touristique dotée d’un téléphérique panoramique. Un téléphérique en pleine ville c’est une curiosité pour moi, parisienne, qui ne connait que celui de Montmartre. Je me mets à la fenêtre et j’essaye de me détendre en comptant les visiteurs.

Génération 90

Après manger nous regardons un film (Génération 90 avec Ethan Hawke et Winona Rider). Nous plaisantons beaucoup car l’amourette entre les deux héros rappelle à Z. mes simagrées avec le garçon que je n’ai cessé de coller toute ma scolarité… Z a été observateur de tout cela, j’en prends peu à peu conscience. Il se souvient de plein de détails de ma « relation » avec ce garçon, détails que, moi, j’ai totalement oubliés… Je suis assise à côté du garçon qui m’a fait face, plusieurs années de suite en cours d’espagnol, et nous nous entendons à merveille, mais ça je le savais déjà pour avoir passé plusieurs soirées avec lui lors d’évènements organisés par des amis communs. Bref, il n’a pas changé, même si je n’arrive pas le voir autrement que comme mon voisin de cours d’espagnol, il a toujours sur moi un effet bénéfique et apaisant : dès que je me trouve en sa présence, les soucis, même les plus « graves » s’évaporent comme par miracle. Le film touche à sa fin, comme il a passé son bras autour de mon épaule, hop discréto je pose ma tête contre son cou…

Du coup on regarde un second film (Quatre mariages et un enterrement), un peu « enlacés » il faut l’admettre.

Le soir tombe, X doit être dans tous ses états mais – franchement – je m’en fiche totalement… J’ai assez donné, je suis à bout de nerfs, j’en ai assez d’être la marionnette de lui et sa famille… Entre Z, posé, qui a obtenu un brillant diplôme et est un garçon mature impliqué dans son emploi visant à « sauver des vies » et X, capricieux, qui passe ses soirées à se rêver en D.J bidon, pour moi il n’y a pas photo… Je me souviens vaguement des réflexions de mes copines à l’école puis à la fac « Ouah, Z il a des supers yeux bleus!’ et je me demande bien pourquoi Z (son regard de folie et son doux caractère) n’a jamais été vu sortant avec une fille. Je le questionne donc. « Et toi, finalement, pas de copine ici ? » Il me répond que non. Qu’à chaque fois qu’une fille l’intéresse il devient le bon copain et qu’après elle ne le voit plus que comme ça. « Tu ne te souviens pas qu’on a déjà eu cette conversation, toi et moi? » me demande-t-il alors. J’ai honte de moi mais franchement je ne me souviens de rien. « Mais oui, nous étions au RER, un jour de grève. Et je t’avais répondu qu’avec certaines filles, comme toi notamment, je n’osais même pas espérer… » Je suis sciée en deux. C’est comme si je m’en souvenais vaguement et que les mots n’aient jamais trouvé leur destinataire… La raison en est qu’avant ce jour, jamais je ne m’étais intéressée à Z, à son physique sympa, à sa vie etc. J’étais centrée sur moi-même et cela ne m’avait d’ailleurs pas porté bonheur…

Une sorte de silence s’installe entre nous, lui dans ses pensées, moi dans les miennes. Je pense à cent à l’heure. Cogitation maximale ! Je regarde l’écran sans voir le film… Je pense que Z aussi a décroché mais je n’en suis pas certaine. Je le regarde, il fait semblant de fixer l’écran (j’ai fait du théâtre, je distingue ce genre de choses…) et il a l’air ultra-triste. Je ne sais pas ce qu’il me prend. Je me lève, je m’assieds sur ses genoux et je le serre dans mes bras. On reste comme ça vingt bonnes minutes. J’ai mon visage dans son cou, il a le sien dans le mien et je sens sa respiration. Lui aussi me sert dans ses bras mais personne ne parle. Au bout d’un moment je me rends compte que nos souffles sont devenus synchrones. Ce moment me marque et des années plus tard, j’écrirai une chanson là-dessus. Un single intitulé « Your breath » (« Ton souffle »). Je me relève, un peu gênée et lui demande : « Tu veux manger quelque chose ? Je peux cuisiner si tu veux ». Il sourit et me dit: « Oh non merci! On va aller au resto ça vaut mieux! » Dans l’ascenseur il me vanne sur mes dons de cuisinière et nous finissons donc au coin de sa rue, à manger une pizza à deux. Au retour il me confie : « Si j’avais su que j’allais passer une soirée avec toi ici, à des centaines de bornes de Paris, je n’y aurais jamais cru! »

Insomnies…

Nous rentrons dans l’appartement, je prends une douche, je me mets en « pyjama » (un ensemble cache coeur et short jaune citron! c’est tout ce que j’ai emporté!) et je me brosse les dents pendant qu’il prépare le canapé-lit et le lit puisqu’il refuse que je dorme sur le convertible. Moi je n’ai pas besoin de tout ça, un coussin et un plaid jetés sur le canapé auraient bien suffit mais bon, je le laisse faire, après tout il est chez lui.

On va dormir chacun dans notre lit, lui dans le salon, moi dans la chambre et là une nuit d’enfer commence. Impossible pour moi de trouver le sommeil! Je ne pense plus du tout aux problèmes rencontrés avec X mais voilà je suis comme surexcitée ! Comme si j’avais bu des tonnes de café. A chaque fois que je me retourne le lit grince et j’ai peur de réveiller Z. Il ne travaille pas le lendemain matin, mais quand même… Bref, je ne tiens pas en place. Bientôt j’entends du bruit dans le salon. Z est réveillé, il a même allumé une petite lumière. Du coup je me lève pour aller voir discrètement… Comme une idiote je le vois assis sur le canapé, torse nu (ouah! je ne savais pas qu’il avait de tels abdos!!) et chuchote : « Tu dors ? » et il répond en souriant: « Oui, toujours assis et les yeux ouverts! ». Il me demande: « Tu veux une tisane Dodo? » Cela me fait rire mais je réponds « Non, merci! ». « De toutes façons, c’est pas très efficace! » plaisante-t-il, gêné… On se connait depuis des années mais comme on s’est assez peu fréquenté, l’ambiance est étrange. Alors que je repars vers la chambre il me demande: « Tu vas faire quoi avec X ? » Surprise je me retourne et réponds : « Le larguer comme je te l’ai dit.. » Il enchaine: « Tu peux venir quand tu veux ici, tu sais… » Je retourne me coucher et je cogite encore. Je me demande si Z s’intéresse à moi ou s’il plaisante. Je prends mon coussin et je repars dans le salon : « Pousse toi! » lui dis-je. Il sourit puis rigole. « Qu’est-ce que tu fais? » demande-t-il. « Je réponds à ton invit’, tiens! ». Je m’allonge à côté de lui, il me serre dans ses bras et on essaye de dormir. On se regarde un peu bizarrement… Lui qui est si discret me caresse maintenant la jambe gauche (je suis sur le côté droit) et là c’est la révélation. Je suis hypnotisée. D’un seul coup je le vois tel qu’il est… super beau comme devaient déjà le voir les autres filles de l’école ! Il m’aura fallut dix ans pour m’en rendre compte. J’aime bien son visage, super poupon, je lui caresse la joue et hop on s’embrasse. On n’est pas très sérieux cette nuit-là. … (PASSAGE CENSURE)… Le lendemain matin quand je me réveille, le petit-déjeuner est prêt. Z a l’air amoureux… Il est tout gentil avec moi… Je dois aller à la gare pour voir s’il y a des trains mais il me retient dans l’appart. Il ne veut pas que je parte mais moi j’ai trop de choses à régler. Seconde nuit ensemble : il cogite sur comment me retenir et imagine tout ce qu’on pourrait faire tous les deux. Je dois lui rappeler la situation : même si je dois rompre ce n’est pas encore fait et je dois reprendre mes études et continuer mes activités. D’un autre côté, il me fait avouer qu’on est vraiment bien ensemble. C’est la première fois que je sors avec un garçon que je connais depuis si longtemps et c’est vrai que c’est chouette, on ne se voit pas de la même façon, le respect mutuel est plus grand. Nous convenons de nous donner des nouvelles et de nous revoir dans un an jour pour jour. Il y croit, moi beaucoup moins… A la gare, Z me dit qu’il m’aime. Drôle de long week-end… Pendant des semaines, je plane, je ne pense qu’à ses expressions, ses yeux bleus…

Parti pour toujours

Je rentre à Paris sans rien dire des deux nuits de folie passées avec Z. Je n’en parlerai jamais à personne. Je décide, pour une fois, de garder tout ça pour moi… Ma relation avec X se meurt et c’est tant mieux. Deux mois après, nous nous séparons d’un accord commun. Il rentre vivre dans sa chère famille… Moi je reprends des études tout en travaillant, je rencontre d’autres personnes, je fais un bébé. Tout bien réfléchi, je n’ai pas envie de gâcher Z. Je suis jeune et je me questionne : est-ce moi qui gâche mes relations à chaque fois ou est-ce que je choisis particulièrement mal mes compagnons ? Z a une vie et un job important. Il sauve des vies. Il mérite mieux qu’une relation à distance avec une fille qu’il croit aimer. Je ne saurai jamais, finalement. Il faut accepter de n’avoir aucun droit et aucun contrôle sur notre avenir.

Des années plus tard, j’apprends que Z est parti pour toujours. Un accident stupide.

Le long week-end de folie passé à ses côtés, qui n’aurait pu être qu’une vague histoire de trahison, est devenu l’un de mes seuls souvenirs avec lui. Un souvenir précieux. Je n’ai jamais osé regarder de nouveau « Génération 90″ mais je le ferai peut-être, un jour, pour me rappeler du contexte exact de cette drôle d’aventure…

L’an dernier, soit presque 20 ans plus tard, en me rendant avec mon mari et mon fils en vacances, nous sommes passés par cette ville et le GPS nous y a totalement paumés ! Nous nous sommes arrêtés à un feu rouge, devant un immeuble qui me disait vaguement quelque chose. J’ai mis quelques minutes à réaliser que c’était celui où vivait Z à l’époque! Je ne me souvenais plus de l’étage. Mais j’ai quand même levé les yeux. Et là j’ai vu quelqu’un, un petit enfant blond qui faisait coucou de la main…

Certains souvenirs méritent parfois de vivre et d’être, selon les circonstances, revus « à la hausse ». C’est ce que j’ai fait aujourd’hui, avec celui-ci…

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2 réponses à #12 La confession …

  1. Herbert dit :

    Bonsoir Céline,
    J’apprécie particulièrement la partie journal du blog. Très belle histoire à la fois naturelle et sensuelle, pleine de bon sens et de vérités spontanées.
    J’ai envie de dire : on ne fait pas de bonne omelette sans casser les oeufs et le personnage que vous décrivez au début semblait insipide et inintéressant. Bravo pour votre histoire éphémère mais profonde avec Z et félicitations pour vous être débarassée de l’emprise de X. Certains hommes méritent d’être cocus !
    bien à vous
    Herbert

    • chercheursdebonheur dit :

      Ooh ! Merci Herbert !
      Hélas souvent lorsque l’homme truande dans la vie professionnel, est envieux, jaloux et court après la gratuité il n’a pas grand chose à offrir à une femme ! Si X avait été aussi attentif à mes besoins (amour, valorisation, services rendus), il n’aurait peut-être pas été cocu. Mais en reproduisant toujours ce même schéma égotique avec les femmes, il est amené à l’être de nouveau. Eh oui la vie nous adresse des leçons et tant qu’on ne les apprend pas, elles se représentent à nous, encore et encore. Bonne soirée. C.

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